qui sommes-nous ?

Regroupant notamment des parents d’élèves du primaire, RUNE souhaite que des analyses méticuleuses préalables soient effectuées avant de décider de la numérisation de l’école primaire. La numérisation de la vie quotidienne, devenue un enjeu de santé publique, ne doit pas être prise à la légère. 

Le collectif RUNE,  Réfléchissons à l’Usage du Numérique et des Écrans, est composé de parents d’élèves du primaire, qui souhaitent interroger le projet du DIP de l’Etat de Genève de formation par le numérique à l’école primaire. 

Certain-e-s d’entre nous travaillent dans des domaines tels que l’enseignement, le médical ou le numérique. Nous ne sommes pas technophobes, mais estimons qu’une distance critique et une analyse minutieuse des coûts sociaux, environnementaux, financiers et sanitaires de l’usage du numérique par les élèves de l’école primaire est nécessaire. Les outils numériques ont de multiples aspects positifs, qu’il ne s’agit pas de nier, mais leurs aspects potentiellement nocifs ou simplement inefficaces doivent également être pris en considération. 

Le collectif RUNE

Marie Bachelet, logopédiste
Samuel Chenal, informaticien et chef de projets
Damir Cieniewicz, enseignant
Anne-Marie Cruz, enseignante
Aurore Kiss, coach en réinsertion
Natascha Michel, développeuse web et formatrice
Maurizio Notarangelo, formateur informatique
Laetitia Pilier, parent d’élève

Selon le collectif RUNE, il ne s’agit pas de refuser les innovations technologiques ni de nier que le monde se transforme avec les nouvelles technologies, mais d’affirmer que se préparer au mieux à l’avenir ne nécessite pas forcément de déployer celles-ci à l’école dès le plus jeune âge.

Il paraît en revanche essentiel qu’au long de leur cursus scolaire, les élèves apprennent à réfléchir sur leurs usages numériques, en partant de leur pratique et en les accompagnant vers une meilleure compréhension du rapport qu’ils entretiennent avec les outils connectés. Sélectionner, trier, classer les informations, faire la différence entre les sources fiables et celles qui ne le sont pas. Apprendre par exemple que les premiers résultats de Google ne sont pas toujours les plus pertinents lorsqu’on fait une recherche, et qu’ils ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Comprendre les usages et dangers liés à Internet : le cyberharcèlement et son cadre réglementaire, le risque que certaines données personnelles diffusées échappent à tout contrôle, les manipulations psychologiques sur les réseaux sociaux, etc. Comprendre également les risques pour leur santé de la surexposition aux écrans de toute sorte.

Cet accompagnement AU numérique doit être adapté selon l’âge des élèves.

À propos du numérique, un domaine en constante évolution par lequel se développent des inégalités dans l’accompagnement éducatif des jeunes, l’École pourrait se positionner en tant qu’acteur de sensibilisation et de réflexion, comme elle le fait pour les questions de sexualité ou de citoyenneté.

Selon le collectif RUNE, l’acquisition de compétences numériques, telles que la bureautique ou la programmation informatique, doit se faire à partir du Secondaire I.

Selon nous, il est impensable d’envisager l’intrusion du numérique dans les écoles sans débat. La question de la numérisation de l’école (primaire) mérite réflexion et précaution, et doit être discutée et pensée à un niveau politique et sociétal. L’urgence est piètre conseillère.

Elles et ils soutiennent la pétition

  • Association des Logopédistes Indépendants de Genève – ALIGE
  • Groupe enseignement – Syndicat des services publics – SSP-Genève
  • itopie informatique, société coopérative – Genève

Bernard Borel, pédiatre
«Le monde virtuel ne permet pas à l’enfant de faire les expériences sensorimotrices essentielles à son développement, à un âge où le lien avec l’adulte référent est si important.»

Kristine Balslev, enseignante universitaire, Faculté de Psychologie et des Sciences de l’éducation
« Avant d’investir dans le numérique pour l’enseignement, il est essentiel de mener une réflexion avec l’ensemble des acteurs concernés en se demandant ce qu’on gagne et ce qu’on perd avec les outils digitaux, et si une compréhension du monde digital nécessite l’achat en grand nombre de tablettes ou d’ordinateurs. »


Tido von Schoen-Angerer, pédiatre
Thierry Battisti, pédiatre
Aline Larue, pédiatre
Eléonore Dupraz, pédiatre
Ajse Avdilova Ibarimi, pédiatre
Valérie Uldry, pédiatre

Jesper Balslev, chercheur et enseignant HES au Danemark
doctorant en philosophie à KEA, l’école de design et de technologie de Copenhague, et membre du Conseil sur l’apprentissage numérique,
auteur d’une thèse critique sur les arguments en faveur du numérique :
https://jesperbalslev.dk/evidence-of-a-potential-ph-d-thesis/
https://www.le-ser.ch/sites/default/files/2018.05.gafam_.pdf (entretien en français)

Aurora Blanco, psychologue FSP et chargée de cours UNIGE
Dominique Charles-Messance, oculariste
Mael Denegri, enseignante
Frédéric Radeff, informaticien
Barbara Robbiani Darbellay, psychologue
Jean Romain, député
Lucia Placidi, metteuse en scène
Victor Duvanel, développeur web indépendant
Maria Campagnolo, collaboratrice scientifique Ville de Genève
Véronique Humbert, enseignante
Gaël Riondel, travailleur social
José Burgos, adjoint financier
Sébastien Haye, consultant
Jacques Etique, cadre santé-social
Julien Le Fort, avocat
Daniele Beltrametti, enseignant universitaire
Lise Brulhart-Cottier, infirmière retraitée des HUG
Sandra Freymond, enseignante
Patrick Guillain, éducateur
Ghislaine Jacquier, infirmière-géographe
Diana Mary Harmer, retraité physiothérapeute
Annick Steiner, assistante socio-éducative
Luc Bon, travailleur social
Laurent Charlet, chargé de projet
Rémi Heijn, jardinier paysagiste
Natacha Gos, musicienne
Béatrice Barbey, enseignante
Paloma Laplace, sportive
Marc Dunant, éducateur
Danielle Merle, éducatrice
Leticia Costantino – Juncal, kinésiologue
Yasmine El-Sanie, étudiante en art-thérapie
Marisa Anabel Pralong-Farias, employée en administration
Laura Wendenburg, illustratrice et professeure de dessin
Régine Gavillet, comptable
Catherine Lavorel, enseignante
Maurizio Donati, comptable
Luc Rebetez, garde de l’environnement
Damien Pattaroni, enseignant
Jésus Cruz, retraité
Loïc Diacon, bibliothécaire
Sabine Venturelli, enseignante à la retraite
Yazan Savoy, employé en administration
Urbano Juncal, retraité
Carlo Baumgartner, retraité
Béatrice Mann, retraitée
Claudio Venturelli, enseignant retraité
Anita Gottraux, enseignante retraitée
Christophe Sturzenegger, musicien
Rachel Pouponnot, infirmière, architecte et mère
Magali Khan Mohammad Favre, infirmière
Yvonne Borloz, enseignante retraitée
Michèle Janz, éducatrice retraitée
Natascha Michel, développeuse web et formatrice
Vincent Fesselet, graphiste
Célia Barthélemy, enseignante
Elisa Lanciotti enseignante
Zsuzsanna Szabo, historienne de l’art
Aline Juon, architecte
Christian Schuetz, architecte
Benoît Capt, musicien, musicologue
Philippe Maeder, éclairagiste
Jacynthe Gagnon, mère au foyer
Miguel Wendenburg, paysagiste-agriculteur
Noemie Etienne, professeure
Gideon Urbach, traducteur
Tamara Katz, archiviste et historienne
Anne-Pascale Wüthrich-Godenzi
Charlotte Wirz
Françoise Rey
Sarah Guth
Kirsten Almeida Erni

-> Liste complète des soutiens (3 mai 2021)

Le 3 mai 2021,
la pétition compte 685 signataires.
La pétition a été déposée le 3 mai au Grand Conseil de Genève.
Il est toujours possible de signer la pétition en ligne.

Pourquoi un moratoire sur la formation PAR le numérique en école primaire? 

Si la Suisse romande était jusqu’à présent restée modérée dans l’investissement dans les technologies à visées éducatives en primaire, le DIP a annoncé en 2018 un plan d’actions pour le développement de l’enseignement de l’information, ainsi que d’une “véritable culture du numérique”: 

Le groupement RUNE – Réfléchissons à l’Usage du Numérique et des Ecrans estime que l’intrusion du numérique dans les écoles primaire ne peut se faire sans véritable recul, débat ni réflexion, en prenant en considération plusieurs éléments problématiques: 

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